Les jantes 18″ ou 19″

La question se pose à tous les acquéreurs: prendre les jantes 18″, ou 19″ pour 1000€ de plus. De série, les jantes 18″ sont livrées avec un enjoliveur plastique « aero » qui d’après Tesla améliore l’aérodynamisme de la voiture et permet donc de gratter quelques km d’autonomie en plus.

Ce dilemme a donc bien plus d’implications que juste le côté esthétique. Si ce n’était qu’esthétique, le choix serait très simple entre 18″ aero et 19″ :

Il n’y a vraiment pas match, les 19″ sont vraiment belles et l’enjoliveur des 18″ gâche un peu tout.

La troisième option cachée consiste à enlever l’enjoliveur des jantes 18″ et ça donne des jantes grises, moins salissantes et plutôt jolies au final. Pour arriver à ce look final, il faut acheter un kit Tesla « centre de roue » pour 50€.

Evidemment, ces choix ne sont pas sans conséquence sur l’autonomie du véhicule, voici l’autonomie à 120km/h d’une Model 3 :

  • Jantes 19″: 397km
  • Jantes 18″ sans aero: 425km (+28km)
  • Jantes 18″ avec aero: 445km (+28+20=+48km)

En plus de cela, les pneus ne sont évidemment pas les mêmes entre 18″ et 19″:

  • Jantes 18″: 235/45 R18
  • Jantes 19″: 235/40 R19 (significativement moins facile à trouver et plus chers)

Pré-commandée !

Et voilà, j’ai craqué ! J’attendais le lien de parrainage d’un ami américain qui vient de s’équiper et qu’il m’a envoyé cet après-midi.

Finalement ce sera la Tesla Model 3, transmission intégrale, grande autonomie, version gris métallisé, intérieur noir et jantes de 18 pouces, après mure réflexion. Je n’ai pris aucune autre option et voici les raisons:

  • Jantes 18 ou 19 pouces: Les jantes 18 pouces améliorent l’autonomie d’environ 30km (+5% environ) et réduisent le prix de 1000€. Les enjoliveurs Tesla sont … moches il faut bien le dire, et uniquement compatibles avec les jantes 18 pouces. Ils améliorent néanmoins l’aérodynamisme de la voiture pour un gain de 20km de plus. Je ferai un article prochainement au sujet des jantes.
  • Intérieur noir: ayant essayé l’intérieur blanc, je n’ai pas du tout été convaincu. Le blanc est ultra-blanc, c’est très moche à mon humble avis, et c’est forcément plus salissant même si le cuir synthétique de Tesla se nettoie bien parait-il.
  • Autopilot FSD (full self-driving): cette option est pour le moment assez inutile, la quasi-totalité des tests démontrent que le dépassement sur autoroute est trop lent, donc ça ne marche que s’il n’y a quasiment personne sur la route.

Quelque chose qui n’est finalement pas mis en avant sur le site de Tesla: il y a une option de reprise de l’ancien véhicule. J’ai donc réclamé un devis pour ma vieille Audi A4 que je devrais avoir en début de semaine prochaine. Je ferai un article spécifique pour comparer ça à d’autres solutions de vente, et notamment la côte Argus.

Livraison estimée au mois de février ! A suivre 🙂

En attendant, j’ai récupéré mon lien de parrainage qui permet à celui qui l’utilise lors d’une pré-commande de bénéficier de 1500km de supercharger gratuitement, et moi aussi. Le voici : https://ts.la/franck26694

D’avance un grand merci si vous décidez de l’utiliser !

Essai !

L’envie ne suffit pas, il faut essayer la bête pour le « feeling » et aussi poser 360 questions au commercial Tesla qui se fera un plaisir d’essayer d’y répondre (ou d’esquiver !).

Habitant le sud de Paris, j’ai pris rendez-vous au Tesla store de Velizy 2. Bon accueil, on m’a servi un café (Nespresso s’il vous plait), fait poireauter 5min le temps d’admirer une Model S rouge magnifique et une Model X bleue. Ceci dit, première fois que je voyais ces deux couleurs de mémoire et j’avoue qu’autant le rouge est réellement magnifique, le bleu m’a déçu … il est un peu trop sombre à mon goût. De fait, les échantillons de peinture m’ont fait pencher vers le gris qui est sobre mais beau.

Nous sortons avec le commercial, qui m’amène au parking en face et je vois 4 tesla branchées à la suite, dont 2 Model 3 (standard et grande autonomie), 1 Model S et 1 Model X. J’avais demandé à essayer la grande autonomie qui me semble être l’achat le plus malin du fait de sa batterie grande capacité et de ses performances pas si loin de la Performance.

Tour du véhicule, exploration des coffres arrière (énorme), et avant (surprise, pas de moteur). Pas de doute, il y a beaucoup plus de place que dans mon Audi A4. Les sièges sont rabattables au passage. Le commercial m’explique comment on recharge, comment on ouvre les portes (oui c’est pas super intuitif).

Je rentre dans l’intérieur blanc (perso, je n’aime pas, c’est vraiment *trop* blanc), je faux cuir ne ressemble pas à du cuir, c’est trop « lisse », mais ça fait bonne impression et c’est clean. Le reste vous l’avez tous vu j’imagine: la console est minimaliste, l’écran est bluffant de contraste et de luminosité (OLED ?).

Les réglages des sièges et du volants sont assez précis et on trouve assez facilement une bonne position de conduite. Les sièges sont de type baquet sport sans être trop enveloppant, ils sont très agréables même si je n’ai pas pu juger sur une longue distance.

L’essai lui-même s’est effectué sur 25km environ, en partie sur autoroute (A86, limitée à 110), et sur petite route. J’ai pu tester le mode de conduite confort « pépère » et standard où la voiture est plus réactive, avec un 0-100 km/h en 4s environ: c’est juste hallucinant ! Le freinage « moteur » en relâchant la pédale d’accélération est ce qui « choque » le plus au début, mais on s’habitue vite. L’énergie est récupérée en décélérant de cette manière et finalement, le frein n’est utilisé qu’en cas d’urgence c’est à dire quasiment jamais. La voiture s’arrête toute seule à petite vitesse quand on se débrouille bien ce qui est le cas à la fin de l’essai.

Une chose qui m’intéressait particulièrement et qui est censé distinguer Tesla est l’aide à la conduite ou « autopilot ». J’avais une version sans option, donc j’ai eu accès à deux modes:

  • Le classique régulateur de vitesse mais qui se permet de freiner à votre place chez Tesla (et ré-accélérer quand la voiture de devant repart).
  • Le vrai autopilot (de série) qui vous garde dans votre file en plus de réguler votre vitesse.

A noter que dans les 2 cas, il faut garder les mains sur le volants où ça s’arrête au bout d’un moment. Le premier n’a rien de spécial si ce n’est que le fait qu’il freine tout seul m’a un peu déstabilisé, mais c’est très pratique. Le deuxième est assez impressionnant et on peut s’imaginer faire confiance à ce genre de système sur de longues distances sur autoroute, ou dans les embouteillages.

Retour au centre commercial. Je vous avoue que j’étais assez emballé avant le petit tour et je n’ai VRAIMENT pas été déçu, c’est vraiment fun à conduire ! 10/10.

Dans les points que j’ai pu discuter avec le commercial et pour lequel je n’étais pas au courant: pas de roue de secours (apparemment c’est le cas sur la majorité des véhicules maintenant !), une révision Tesla largement suggérée à 4 ans et quasiment rien avant. Il n’a pas été ultra clair à ce sujet cependant, il ne connaissait pas trop le coût de cette maintenance. Bref, c’est une petite inconnue même si l’entretien d’une Tesla est a priori moins lourd que pour une thermique. Les mises à jour logicielles sont gratuites.

Un rêve de geek

C’est mon premier vrai blog, il parait qu’il faut se présenter alors je me présente: Je m’appelle Kalvin, j’ai une petite quarantaine d’années. Je suis ingénieur dans une entreprise publique et depuis longtemps, très longtemps, toujours ??? un geek de première catégorie.

Même si je suis originaire d’Annecy en Haute-Savoie – une ville que je vous invite à visiter tellement c’est beau – je suis désormais un presque-parisien parmi tant d’autres. Presque-parisien car en fait j’habite Montrouge, la ville la plus densément peuplée de France (ça pourra toujours vous servir pour faire la conversation un soir), juste au sud du 14ème arrondissement de Paris. Je bosse 30km au sud de chez moi et les transports en commun étant ce qu’ils sont en grande banlieue (pourris), j’utilise depuis longtemps ma voiture pour aller sur mon lieu de travail, je fais donc 60km par jour en voiture, ça me prend entre 1h et 1h30 de mon temps chaque jour de la semaine, et quand il y a la grève, un peu plus.

Depuis le début, comme tout bon geek qui aime les voitures et qui se respecte, Tesla me fascine. Malgré un début assez Rock & Roll, il faut bien dire que Tesla est un succès. Les voitures Tesla se vendent comme des petits pains, et notamment la Model 3 depuis 2016 (et oui, déjà 3 ans), l’entrée de gamme à minimum 43600€ quand même. L’entreprise a encore du mal à tirer un bénéfice, mais les investisseurs et les acheteurs y croient, moi aussi vous l’aurez compris.

Ajoutez à ça une infrastructure de recharge qui se développe vite, une incitation financière (modérée) du gouvernement, des difficultés pour circuler en cas de pic de pollution en Ile-de-France avec mon vieux diesel (vive Crit-air …), la question de l’achat d’une voiture électrique s’est clairement posée pour moi et en tant qu’ingénieur et légèrement psychorigide, j’ai commencé à faire une sérieuse étude de marché pour savoir si ça valait le coup. Ça sera le thème des premiers articles de ce blog: comment je me suis convaincu que ça valait le coup malgré un prix conséquent !